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L'histoire  de la croix par Piero della  Francesca

(1415/20-1492)
Reste parmi les plus grandes réalisations de tous les temps.

L'histoire de la croix  se compose:
  • L'invention de la croix fresque de 356cmX747cm peint entre 1452 & 1466
  • L'épreuve de la vraie croix fresque de 350cmX747cm peint entre 1452 &1462
  • L'exaltation de la croix fresque de 390cmX747cm peint entre 1462&1466

fresques exposées dans l'église d'Arezzo de St François

Né à Borgo San Sepolcro  vers 1415-1420, il travailla d’abord à Florence et  dans sa ville  natale. Mais sa grande œuvre consiste dans l’extraordinaire série de fresques  peintes dans l’Église Saint-François à Arezzo.

Il subit, dans sa jeunesse, l' influence siennoise de Pietro Lorenzetti et plus fortement encore l’influence florentine de Masaccio. Mais sa puissante originalité s’est manifestée dès ses premières œuvres par  une conception particulière de l’espace et de la perspective, par la simplification et le  dépouillement  des formes  par sa  science à réduire les représentations en volumes: d'où il résulte un art hautement emprunt de noblesse et de spiritualité

 

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L'invention de la croix

Piero a peint la découverte des trois croix, grâce à Hélène, mère de Constantin, et l’épreuve de la vraie croix.

Dans ce premier épisode, l’impératrice assiste aux fouilles qui permettent de retirer de terre les trois croix. Jérusalem se voit au fond de la scène, sous l’aspect d’une ville du moyen âge italien, ceinte de murailles et de tours il s’agit peut-être d’une libre interprétation du paysage même d’Arezzo — avec la vision blanche rose des maisons cubiques étagées en une vaste perspective de volumes et de couleurs, mais aussi de lumières. Admirables sont les personnages occupés aux travaux divers ou dans l’attente du grand événement

L'épreuve de la vraie croix

L'épreuve de la vraie croix  est reliée à l’invention de la Croix, lien obtenu par le même paysage, et par la même lumière,  et bien que les scènes soient différentes. c

L’épreuve est faite sur le parvis d’une église revêtue de marbres polychromes avec des cercles en marbre blanc, d’une rigueur de formes qui rappelle l’architecture de Leon-Battista Alberti. Comme  dans la fresque de l'adoration du pont la reine de Saba et  l’impératrice Hélène sont  agenouillées; elles assistent au miracle du jeune mort qui ressuscite dès que la vraie croix est placée au-dessus du cadavre. Là aussi, la lumière frappe les corps puissants et calmes: une lumière matinale qui lave les couleurs et inonde calmement les perspectives fuyantes, lumière idéale, croirait- on, plutôt que phénomène physique.

L’EXALTATION DE LA CROIX

La Légende dorée dit qu’Héraclius chevauchait vers Jérusalem pour y ramener la croix arrachée au trône de Chosroës, quand apparut un ange qui fermait l’enceinte de la ville, pour rappeler l’humilité avec laquelle le Christ en personne était entré dans la cité. Héraclius alors mit pied à terre, se chargea de la croix et, en tête de son cortège, marcha vers Jérusalem dont les murs s’ouvrirent miraculeusement.

Le groupe de gauche, qui représente l’empereur portant la croix, fait pendant au groupe de droite où des citoyens sortis de Jérusalem vont à la rencontre du cortège impérial.

Les interventions des aides et les détériorations du temps sont nombreuses; mais rien ne saurait amoindrir la superbe conception plastique de Piero.