La dame en veste verte de August Macke

 La dame en veste verte de August Macke (1887-1914)
Riches modulations chromatiques rythmant le tableau

 

 

 

Biographie en bref

August Macke est né à Meschede, en Westphalie; après avoir étudié à l’école des beaux-arts de Düsseldorf, il rencontra en 1910 Franz Marc qui l’introduisit dans les cercles du Cavalier bleu. Macke participa d’ailleurs activement à la création de ce mouvement. En 1912, il rencontra Robert Delaunay, et son travail pictural est alors marqué par l’orphisme. Le peintre se rend avec P.Klee et L. Moilliet en Tunisie où il exécute une série d’aquarelles de facture cubiste, riches en modulations chromatiques. Il meurt au début de la Première Guerre mondiale en laissant une œuvre en pleine évolution.

August Macke fit partie du groupe Der blaue Reiter (le Cavalier bleu) f

fondé en 1914 par Kandinsky et par Franz Marc. Ce groupe avait comme but la synthèse des arts, et son attitude éclectique fut précisée dans le livre almanach (1912) qui porte son nom. Tout en s’opposant à l’académisme, les artistes du Blaue Reiter étaient hostiles aux démarches purement formelles, car ils considéraient le travail sur l’espace et sur la couleur comme «une expression extérieure du processus intérieur», donc comme un simple signifiant d’un contenu idéologico émotionnel. Du mouvement naîtront toutefois des recherches franchement abstraites. Au sein de cette tendance, Macke fit figure de chercheur isolé, car il sut trouver une voie tout à fait originale.

Hommage de Franz Marc son ami

Mobilisé aux premières heures de la guerre, Macke tombera  quelques semaines plus tard. Marc écrira en hommage à son ami disparu "De nous tous, il adonné à la couleur le son le plus clair et le plus pur, aussi clair et aussi pur que l'était tout son être"

 

La dame en veste verte, l’une des oeuvres majeures du peintre et l’un des premiers tableaux à avoir été réalisés après qu:il se soit installé avec sa famille à Hilterfingen sur le Thuner See, le confirme: du format presque carré émane un bel équilibre compositionnel. La dame qui donne son nom au tableau n’est que légèrement à l'écart de la ligne médiane verticale. Dénuée de visage, elle est anonyme et - exemplaire comme tous les personnages de Macke à cette époque. Sa silhouette allongée est entourée de quatre figures plus petites, vu qu’elles sont plus loin à l’arrière-plan; deux à gauche et deux à droite  s’avançant vers le parapet qui borde une rivière derrière laquelle se  déploie un paysage où l’on reconnaît des maisons simplifiées précubistes, à la manière de Georges Braque. Dans la partie supérieure les . feuilles des arbres baignées de soleil forment une toiture jaune et vert; les branches sont plantées de manière régulière

Des couleurs prismatiques, des contrastes chromatiques transparents et vibrants qui semblent   générer la lumière, rythment le tableau.  vibrants qui semblent   générer la lumière, rythment le tableau.  (Norbert  Wolf)