Jean Michel Basquiat graffitiste surdoué rejoint le Panthéon des peintres celebres marqueur eStat'Perso

Jean Michel Basquiat
1960-1988
 graffitiste surdoué  rejoint le Panthéon des peintres  célèbres

 

En bref

Star météorite de l'underground graffiti new yorkais"

 Il est jeune, il est métis, il est beau, il se drogue, il tague dans le métro, il adore Ray Sugar Robinson et Charlie Parker, il peint des toiles immenses qui ressemble à des pans de mur du Bronx par temps d'émeute, il meurt d'une overdose à 28 ans" écrit  Elisabeth Couturier dans la revue des beaux arts: Son destin ressemble à la version new wave de l'artiste maudit. Rebelle, précoce, il a eu l'occasion d'attirer l'attention de ses parents et de ses professeurs des nombreuses écoles qu'il fît. Doué pour le dessin et encouragé par sa mère, il se rend régulièrement dans les musées new yorkais.Dés l'adolescence il fait plusieurs fugues et crée  le tag SAMO qu'il inscrit sur les portes du métro et sur les murs des bâtiments. Remarqué par un producteur de TV et par un cinéaste il est accueilli dans les shows comme un phare du mouvement graffitiste rencontre Andy Warhol participe à de nombreuses expositions.C'est le succès!A 25 ans alors qu'il ne peint que depuis 5 ans deux musées européens lui consacrent une rétrospective. Du jamais vu!

 

L'itinéraire chaotique d'un rasta surdoué de la banlieue new yorkaise
 

Marquée par une ascension fulgurante dont la cote a en quelques mois atteint des sommets, mais aussi par sa brièveté, la carrière de Jean Michel Basquiat, mort le 12 août 1988 à New York, ressemble plus à celle d'un sportif qu'à celle de l'artiste traditionnel.
Rien ne le prédisposait à figurer dans les catalogues de musées ni dans les collections privées. Né en 1960 à Brooklyn (New York), Basquiat appartenait à ce que l'on appelle aux États-Unis les " minorités raciales " : un père haïtien, une mère portoricaine. Après le divorce de ses parents, il connut une scolarité difficile entrecoupée de fugues. Il était alors très loin du monde de l'art. Rebelle précoce, il a eu l'occasion d'attirer la bienveillante attention de ses parents et des professeurs des nombreuses écoles privées qui l'ont accueilli.Doué pour le dessin et encouragé par sa mère avec qui il se rend régulièrement au MoMA et au metropolitan muséum, il reçoit des mains maternelles un classique, "Anatomy" de Gray. Ce sera un cadeau déterminant qui l'accompagnera dans de nombreuses oeuvres qu'il consacrera à l'anatomie du corps humain. ("I'd say my mother gave me all the primary things. The art came from her." dira-t-il)
Dès l'adolescence il fait plusieurs fugues au cours desquelles il fera ses premières approches de la drogue . Elles coïncident aussi avec une farouche détermination à devenir célèbre. A dix huit ans il quitte définitivement la maison familiale .

Les graffiti de Jean Michel Basquiat exprime la révolte constitutive d'une identité et d'une culture multiethniques de la pauvreté urbaine au sein d'une société de consommation et de médiatisation exacerbées. ( "Every line means something." - Jean-Michel Basquiat )
La question du racisme le hante depuis son plus jeune âge. Une majorité de ses toiles évoquent la difficulté d'être noir . sa créolité qu'il porte en lui trouve difficilement sa place dans un monde à majorité de blanc.Il porte dans ses tableaux cette réflexion sur la négritude tant chantée par Aimé Césaire:
"ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'oeil mort de la terre ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale elle plonge dans la chair rouge du sol elle plonge dans la chair ardente du ciel elle troue l'accablement opaque de sa droite patience."Eïa pour le Kaïlcédrat royal ! Eïa pour ceux qui n'ont jamais rien inventé pour ceux qui n'ont jamais rien exploré pour ceux qui n'ont jamais rien dompté"(Césaire)
 

Les poètes de la rue s'imposent dans les salons bourgeois

l'activité souterraine des graffiteurs, qui tient presque de la performance, fait irruption dans les bastions artistiques. L'exposition New York, New Wave (New York, nouvelle vague), organisée en 1981 par Diego Cortez dans l'espace " alternatif " de PS1 (New York), en est la première manifestation publique. Transférés sur toile, les graffiti sont à vendre. Certains de leurs auteurs deviennent alors des " artistes ", dont se saisissent les galeries qui rompent avec les productions austères des années 1970. Pour Basquiat, tout va alors s'accélérer : une exposition à la galerie Mazzoli à Modène (Italie) et à la galerie Anina Nosei à New York, que suivront bien d'autres encore. Il a vingt-deux ans lorsqu'il participe à la Dokumenta 7 de Cassel où y exposent Gerhard Richter et Sigman Polke. Jean Michel Basquiat est le benjamin de cette grandes expositions.
Bien loin des graffiti, ses œuvres s'affirment comme des peintures et sont associées à celles de la transavantgarde italienne (il collaborera ultérieurement avec le peintre Francesco Clemente, et avec Andy Warhol). Sur la toile (" préparée " par endroits par l'application de photocopies en couleurs), mais aussi sur des supports moins traditionnels arrachés à l'espace urbain (des barrières), s'inscrivent des figures sombres et grotesques, des mots ou des formules, des signes plus ou moins déchiffrables, entrecoupés de couleurs stridentes. Des citations extraites des médias s'y laissent lire, de même çà et là apparaissent des fragments autobiographiques (la couronne de Samo) et des éléments empruntés au culte vaudou (affirmation de sa " négritude "). La peinture de Basquiat se réfère autant à l'art primitiviste, à l'Art brut ou à Cobra qu'à la grande tradition américaine, de Rauschenberg à Cy Twombly. Et Keith Haring, plasticien ami de Basquiat, avait pu affirmer en 1983 : " Il a fait la seconde révolution de l'art new-yorkais après l'affirmation des femmes dans la peinture. " Affichant un " bestiaire de mots " selon le critique David Shapiro qui compare l'art de Basquiat à la chanson de geste du Moyen Âge, ces œuvres font de l'artiste " un poète de rue qui a su s'imposer dans les salons bourgeois ".
 





 

 

Notes Biographiques

1960 Jean Michel Basquiat  est né à  Brooklyn (USA) d'un père,Gérard, haïtien et d'une mère, Mathilde, portoricaine 1967, Basquiat accidenté est hospitalisé  Il reçoit en cadeau  un livre d'anatomie intitulé Gray's Anatomy. Cette ouvrage influencera fortement l'artiste qui s'en inspira plus tard dans les travaux de la première partie de son œuvre et du nom de son groupe de musique : Gray.1977  Commence l'art du graffiti avec son ami Al Diaz peignant sur les taudis de Manhattan1980 Participe au spectacle télévisé " Time square Show"dans les émissions de Glen O'Brian 1981René Ricard publie dans la revue ART FORUM un article sur Basquiat intitulé "The radiant child"1982 il participe à la biennale Whitney 1983 rencontre et travaille avec Andy Warhol 1988 Meurt d'une overdose

mouvement graffitiste de la rue et du métro new-yorkais
Les graffitistes du métro sont organisés en une société hiérarchisée ), les auteurs de Tags (signatures) doivent franchir toutes sortes d'épreuves avant de pouvoir inscrire, en toute illégalité, le nom qu'ils se sont choisi sur la face extérieure des rames. Jean Michel Basquiat fait connaître très vite son patronyme le tag "SAMO"( signifiant  "SAMe Old shit") surmonté d'une couronne et du signe du copyright qu'il se met à inscrire sur les murs du métro et des bâtiments du bas de Manhattan. "Village voice" s'en fait l'écho. pour gagner sa vie il dessine et vend des cartes postales et des sweat-shirts illustrés .
Au cours des années 1980 il fait partie des acteurs qui font leur apprentissage en couvrant des palissades de chantiers et des murs pignons ; deux graffitistes se détachent du lot : Keith Haring, qui donnait du rythme aux surfaces, et de Jean-Michel Basquiat, qui, lui, avait choisi de les maltraiter. Tous les deux sont proches de Warhol. Ils ont à leur tour trouvé leur inspiration dans cette culture authentiquement populaire : celle de la rue et du métro new-yorkais. nouvelle forme de culture populaire extrêmement vivace dans le New York des années 1970.

La carrière de Keith Haring a été fulgurante aux États-Unis et en Europe et les grandes galeries ont exposé ses peintures et sculptures totems. En quelques années, il a imposé son graphisme et son message : en digne émule et ami d'Andy Warhol, il peint le corps de Grace Jones et le Mur de Berlin, dessine des badges et des t-shirts pour lutter contre l'apartheid et le sida et les vend dans sa pop shop de New York.

 Sa rencontre avec Andy Warhol

En 1981, il est présenté à Andy Warhol. L'amitié qui naît entre les deux hommes repose sur une séduction réciproque.Basquiat passe des nuits à philosopher avec son idole. L'exposition Figuration libre France/USA organisée en 1984 par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacre officiellement cette mouvance "figuration libre composée des peintres : Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa , en la confrontant à la génération des " graffitistes " new-yorkais (Jean-Michel Basquiat, Crash, Keith Haring, Kenny Scharf). On peut mesurer à cette occasion ce qui réunit mais aussi ce qui distingue les peintres américains et français.
 

Basquiat au Panthéon

Jean Michel Basquiat fait partie du panthéon des noirs célèbres.
Les graffitistes new-yorkais seront privés en moins de deux ans de leurs chefs de file : Jean Michel Basquiat en 1988 à la suite d'une overdose, et Keith Haring, mort du sida le 16 février 1990. Rarement un artiste eut une ascension aussi rapide; A vingt-cinq ans alors qu'il peint depuis cinq ans ,il fait la couverture du New york magazine, deux musées européens lui consacrent une rétrospective; Du jamais vu! Jean Michel Basquiat fait partie du panthéon des noirs célèbres. Il rejoint ses idoles , le boxeur Ray Sugar Robinson et le saxophoniste Charlie Parker qu'il nomma. " le King Charles ". Jean Michel Basquiat reste sinon une légende, du moins une figure emblématique des années 1980.

Galerie de Peintures  de Jean Michel Basquiat    

comprenant: Les peintures de la période 1980-1982 son obsession de la mortalité de l'homme représentant des personnages et des visages ressemblant à des masques les panneaux de la période 1982-1985 portant un vif intérêt à son identité noire et hispanique et aux célébrités noires  les tableaux de la période 1985 à 1988 composés de symboles