Galerie des portraits, dessins et paysages
de
Gustav Klimt![]()
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Le Portrait : description donnée par l'ambassadeur de France à Vienne au cours d'une visite qu'il fit avec Sonja Knips dans l'atelier du peintre
L’artiste vit avec ses maîtresses et ses chats. Solitaire, il ne fait guère attention à notre venue. <<...La baronne Knips m’indique que Klimt pourrait encore plus éveiller le scandale qu’il ne le fait déjà, si les familles des filles et femmes de la haute société savaient dans quelles conditions il réalise leurs portraits si recherchés.
Dans le secret de son atelier, Klimt peint d’abord ces belles dames … en les dénudant et en leur proposant des positions sensuelles voire très équivoques. Puis, il les habille, sur sa toile, comme des déesses et les enchâsse dans de magnifiques motifs dorés et décoratifs où prédominent les courbes, les spirales avec des allusions à l’Antiquité et à la mythologie.
L’honneur est sauf et chacun y trouve son compte. Le grand bourgeois de mari retrouve dans l’oeuvre finale qu’il achète fort cher, les motifs d’art nouveau qu’il aime tant et la belle dame, encore rougissante, rentre chez elle en ayant le sentiment d’avoir connu une aventure un peu …unique !
Cette “Danaé”, lovée dans un sommeil aux rêves voluptueux, n’est pas exposable dans la demeure impériale. Trop osée. Un riche bourgeois la rachètera sans doute bientôt. Pallas Athena”, déesse triomphante et guerrière, suscite notre admiration à tout deux. L’Antiquité rejoint dans un tourbillon magique un nu stylisé très moderne. La féminité se pare des attributs masculins....>>
Les paysages C'est dans la nature qu'il trouve les motifs des robes qui habillent ses modèles. Les feuilles jonchant ses forêts de hêtres et les feuilles du poirier qu'il emprunte pour dresser la robe d'Émilie Flöge comme une seconde peau; les fleurs rouges orangés du jardin fleuri sont les revêtements qui parent la robe d'Eugénie Primavesi et de la danseuse
L'érotisme
<<le premier geste érotique par lequel le premier artiste donna libre cours à son exubérance fut en gribouillant sur un mu une ligne horizontale, c’était la femme allongée; une ligne verticale, l’homme la pénètre.c' était érotique.
La femme est son thème exclusif: il la saisit nue ou somptueusement par en mouvement, assise, debout, couchée, dans toutes les positions et dans t outes les attitudes même les plus secrètes... A la recherche de l’étreinte, en état d'extase, en attente du plaisir... Comme Rodin, avec qui il partage cette passion il représente la femme dans tous ses états, il a besoin que deux ou trois nus évoluent en permanence dans son atelier sans vraiment poser, pendant qu’il dessine. Voyeur attentif, dessinateur proche du paparazzo, il les saisit, une position qui l’émeut, un mouvement qui correspond à sa libido. Il fait des spectateurs , des voyeurs et des complices, lorsqu'ils contemplent le résultat de son travail: un corps de femme étendu sur une couche, saisir toute sa sensualité naturelle, révélé dans toutes ses activités secrètes.
Klimt nous a laissé plus de 3000 dessins. Longtemps sous-estimés on les considère maintenant comme le complément essentiel de l’oeuvre peinte. Les ldessins de Klimt montrent en effet les oeuvres en devenir, les reflets de l’effet quotidien pour capter le réel, les compositions et variantes envisagées.Comme chez les Japonais, de l’alternance des choses montrées et cachées toute la tension érotique qui s’empare du spectateur. L’intimité avec le modèle .1 souvent si manifeste qu’en regardant les dessins de Klimt on a parfois l'impression d’être indiscret, de pénétrer dans une intimité, bref, de faire le de nous tous des voyeurs, des curieux indiscrets, n’est-ce pas le but avoué de ce diable d’homme.