Galerie de tableaux d

Galerie de tableaux d'Edvard Munch

Retour page Munch


 

Dès 1885, Munch avait commencé trois tableaux qui annoncent La Frise : La Jeune Fille malade (en souvenir de sa sœur), Le Jour d’après et Puberté. Dans ces trois tableaux, qui furent en partie détruits puis reconstitués, la scène d’intérieur est débarrassée de la mièvrerie du réalisme bourgeois. En 1885, au cours de son premier séjour à Paris, qui avait duré trois semaines, Munch s’était intéressé aux vieux maîtres du Louvre ; ce n’est qu’au cours de son deuxième séjour en France, de 1889 à 1892, qu’il fut touché par l’impressionnisme tardif de Pissarro et par le pointillisme : Nuit à Saint-Cloud (1890, Galerie nationale, Oslo) ; Rue Lafayette (1891, Galerie nationale, Oslo) ; Promenade des Anglais à Nice (1891, collection privée). Après son installation à Berlin, les thèmes de La Frise de la vie l’absorbent tout entier. En Allemagne, dans les années 1980, Klinger avait produit des cycles de gravures portant des titres littéraires : Une vie, Un amour et Sur la mort.

Les compositions monumentales des années quatre-vingt-dix (et leurs répliques ultérieures) font partie de La Frise de la vie, qui représente une ouverture sur l’œuvre de Munch. Quand ce ne sont pas des scènes d’intérieur comme Le Vampire (1893, collections monumentales, Oslo) ou bien La Mort dans la chambre du malade (1893, Galerie nationale, Oslo), les thèmes humanistes sont transposés dans un paysage. Au cours de ces années, Munch ne passait pas l’été à Berlin, mais en Norvège. Il résidait la plupart du temps à Åsgårstrand, où furent composés Le Cri , Cendre et Mère et fille (1893, 1894, 1897, Galerie nationale, Oslo). Ses tableaux symboliques traduisent ses obsessions: l'amour, la mort, la douleur. Il réalise la synthèse de ses intentions et de ses hantises dans ce vaste cycle de tableaux de la frise de la vie
«  Cette frise est conçue comme une suite de tableaux de même nature qui, formant un tout, donneront une image de la vie. L’interminable ligne du rivage, derrière laquelle écume la mer éternellement mouvante, parcourt la frise de bout en bout ; sous les arbres respire la vie multiple avec ses peines et ses joies. La frise est ressentie comme un poème de la vie, de l’amour et de la mort. » Il ajoute « Les peintres doivent peindre des hommes qui respirent, s’émeuvent et s' aiment.

                               Cliquer sur l'image ci-dessous exposée pour l'agrandir

.

Le cri-1893

musée d'Oslo

eprésente un être hagard ci-dessus illustré qui se serre les tempes à deux mains et crie sous un ciel sanglant.

<< .. Avec un cri de rage au ciel de la forêt

et le splendide bain de cheveux disparaît... >>

(Stéphane Mallarmé)

Munch exprime l’idée que l’humanité et la nature sont inexorablement unies dans le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance . Stéphane Mallarmé voyait parmi la nuit hantée de fantômes espiègles, de rêves fantasques des jardins qui ressemblaient à ceux que les malices des enchanteurs construisent d'un coup de baguette magique.Edvar Munch est dans la pure tradition symboliste.

Cet être titube contre la balustrade d’un pont qui domine la mer soulevée comme par un spasme, Deux personnages, vus de dos, s’éloignent dans le lointain, leurs hauts-de-forme sur la tête.

<<..Il roule par la brume, ancien et traverse

Ta native agonie ainsi qu'un glaive sûr :

Où fuir dans la révolte inutile et perverse ?

Je suis hanté. L'Azur! l'Azur! l'Azur! l'Azur!>>

(L'Azur de Stéphane Mallarmé)

 

 


 

 

marqueur eStat'Perso