Galerie de tableaux de Pierre Paul Rubens

retour Rubens
l'art de Rubens subit, de 1610 à 1620,
une évolution qui paraît évidente si l'on compare la Défaite de Sennachérib et
l'Enlèvement des filles de Leucippe, toiles conservées à la Pinacothèque
de Munich. Dans les deux cas il s'agit d'une scène dramatique pleine de
mouvement, avec des cavaliers, des gens qui luttent; mais, dans le tableau de
bataille, les chevaux et les hommes sont enchevêtrés, les groupes
inextricablement mêlés avec de nombreux personnages, dans des mouvements
désordonnés. Dans la scène mythologique au contraire, seules quatre figures sont
agencées dans une composition très claire, et les chevaux détachent leur masse
sur le paysage. Les deux fils de Zeus, aux corps bruns et herculéens, se
saisissent de leur proie, au centre de la composition : les corps
resplendissants des deux femmes. Rubens a renoncé ici à tous les éléments
accessoires, à l'escorte des jeunes gens comme aux servantes des filles de roi,
pour concentrer toute son attention sur la structure monumentale du groupe. Le
tableau de Munich montre que l'artiste tend à l'expression plastique, au «
monumental ».
Dans son traité Sur
l'imitation des statues de l'antiquité, le maître dit en effet qu'il faut
suivre l'exemple des sculpteurs, en remplaçant toutefois la pierre par la chair
vivante. Et c'est particulièrement dans l'Enlèvement des filles de Eeucippe que
l'on voit cette sculpture peinte, empreinte d'une vie intense et dramatique
A u
cours de la période 1610-1620, Rubens commence aussi à peindre des
paysages. Déjà, vers la fin du XVIe siècle, les peintres flamands s'étaient
spécialisés dans des catégories où le portrait, la peinture d'autels, les scènes
de genre, les natures mortes, la représentation d'édifices architecturaux se
développaient distinctement.
Mais
avec sa force créatrice exceptionnelle, Rubens réussit encore une fois à mêler
ces éléments et à leur imprimer son style caractéristique. Le Paysage aux
vaches, de Munich, présente un tableau de la fertile campagne des Flandres, où
des bergers sont en train de traire. La paisible réalité quotidienne, la
simplicité des éléments de cette toile atteignent au lyrisme par l'emploi des
couleurs et sont transfigurées en une image qui va bien au-delà d'une simple
description.
Dans le
Paysage avec Philémon et Baucis, de Vienne, — composé une douzaine d'années plus
tard — tous les détails du paysage flamand, que Rubens a pu observer et
noter, se traduisent ici en une vision d'une grande force poétique. Les
personnages divins ont abordé une terre enchantée : le paysage est traité
comme
la mise en scène d'une saga de héros; les arbres et les buissons, les cours
d'eau et les nuages semblent être des figures douées de mouvement.
Vers
1620, Rubens reçut des commandes importantes : des séries de peintures comme
celles de l'église des Jésuites d'Anvers, ou celles de Marie de Médicis pour le
Palais du Luxembourg à Paris devaient éprouver ses forces à l'extrême.
La
couleur acquiert de 1630 à 1640 une valeur en soi : la lumière, la matière
des étoffes s'offrent comme des substances qui ont leur propre magie. Il semble
que l'influence de Titien soit la plus manifeste au cours de ces années. Si
Rubens a exploré pendant longtemps le caractère plastique de l'image, son
volume, il redécouvre avec le maître vénitien sa vocation véritable de peintre.
Cliquer sur
l'image ci-dessous pour obtenir son agrandissement
. L'ANNONCIATION. Vienne, Kunsi-
historisches Muséum (1600-1610 env.)
l'apôtre st Jacques-1612
prado madrid
JUSTE LIPSE ET SES ÉLÈVES, florence,
Palais Pitti (1611-1612 env.). — Connu
également sous le titre de les Quatre Phi-
losophes,
la ste vierge et l'enfant-1615
musée d'Anvers
Les lamentations du Christ
musée d'Anvers
JUSTE LIPSE ET SES ÉLÈVES, florence,
Palais Pitti (1611-1612 env.). — Connu
également sous le titre de les Quatre Phi-
losophes,
le jugement dernier-1617
musée de Berlin
. L'ENLÈVEMENT DES FILLES DE LEU-
CIPPE. Munich, Pinacothèque (1617 env.)
anne d'Autriche-1621
Louvre Paris
Isabelle Brandt
musée de Florence
PORTRAIT DE SUZANNE FOUR-
MENT (dénommé aussi « le Chapeau de
paille », 1625 env.). Londres, National
Gallery.
Le Duc de Buckingham -1625
musée de Florence
Paysage traversé par arc en ciel
Collection M.Wallace
. LE JARDIN D'AMOUR. Madrid,
Musée du Prado (1635 env. - détail)
L'ENLÈVEMENT DES SABINES.
Londres, National Gallery (1635 env.)
. HÉLÈNE FOURMENT AVEC SON FILS.
Munich, Pinacothèque (1634 env.)'. —
le debarquement de marie de médicis à marseille
Ignace Loyola-1638
musée de Vienne
Le manteau de Fourrure -1635-1638
Kunsthitorisches de Vienne
AUTOPORTRAIT. Vienne, Kunst-
historisches Muséum (1638-1640 env.).
L'accent dramatique du mouvement—traduit ici par l'agitation des lourds drapés — est caractéristique du langage de Rubens dans les années qui suivent immédiatement son retour altalie. Ce tableau fut exécuté pour la maison où professe des Jésuites, à Anvers.Dans l'annonciation ci-desus exposée, de puissantes silhouettes sont peintes au premier plan devant le spectateur. La lumière modèle les corps et répand sur la vierge et l'Ange une forte lueur. Le thème est présenté avec une intensité dramatique; les deux personnages se touchent presque; Maris éffrayée, à un mouvement de recul devant l'Ange qui s'approche.
ce tableau fut probablement composé immédiatement après la mort de Philippe, le frère du peintre, survenue en 1611 : l'œuvre est consacrée à sa mémoire et à celle du philologue,
qui avait été le maître des deux Rubens.
le tableau " des quatre philosophes" ci-dessous exposé Il fait revivre un souffle d'immortalité sur l'image de son maître défunt : le philolophe Juste Lipse, réputé pour son recueil d’Epistolarum selectorum centuria prima, est assis à sa table avec trois de ses disciples qui ne sont autres que les deux frères Rubens et Jan Woverius; Sur le fonds sombre de la tenture rouge émerge la figure du peintre dans la pose typique de l'autoportrait, le regard tourné de côté. Un buste de sénèque figure dans une niche au-dessus de Julius lipse. Les tulipes symbole de la caducité des choses signifient que deux des personnages de ce tableau: Lipse et Philippe Rubens ne sont plus. ce tableau fut probablement composé immédiatement après la mort de Philippe, le frère du peintre, survenue en 1611 : l'œuvre est consacrée à sa mémoire et à celle du philologue,
qui avait été le maître des deux Rubens
.
L'enlèvement des filles du roi de Thessalie est prétexte à peindre un événement épique plutôt que violent : les corps des femmes ont des attitudes qui répondent aux mouvements des héros ; seules l'expression de leur visage et leurs mains expriment la révolte
II est rare que Rubens ait donné à ses portraits des couleurs aussi vives et aussi splendides.
Ce tableau, représente la belle- sœur de l'artiste.
Des couples se promènent dans un jardin enchanté, rempli de sourires, de chants, de murmures; des amours volent sur un fond d'édifices fantastiques et à peine suggéré : la vision dramatique de tant d'œuvres de Rubens s'apaise ici dans une douceur sereine
Le relief plastique qui, le plus souvent, faisait des figurations de Rubens l'équivalent pictural de la statuaire monumentale, se tempère dans les œuvres
des années 1630-1640 en une veine plus fluide et plus riche en couleurs. L'influence du Titien se fait sentir
Arrivé à la période de maturité de son art, Rubens s'inspire du monde intime de sa vie familiale. Dans ce tableau, Hélène Fourment fait penser à une« Vierge à l'Enfant ». On sent, la fusion du profane et du sacré, comme il arrive souvent chez Rubens.
Dans son testament, Rubens stipula que le tableau appelé "Het Pelsken" reviendrait à sa veuve. La toile montre Hélène Fourment elle-même, uniquement vêtue du manteau doublé de fourrure et gansé d'or, quelle serre autour de son corps d'un geste pudique.
Comme dans tous ses portraits, Rubens cherche ici l'élément typique, caractéristique, qui donne au personnage représenté sa valeur objective. Il y paraît en grand seigneur, sévère et détaché. C'est son dernier autoportrait, exécuté peu avant sa mort.
. L'ANNONCIATION. Vienne, Kunsi-
historisches Muséum (1600-1610 env.)
L'accent dramatique du mouvement—traduit ici par l'agitation des lourds drapés — est caractéristique du langage de Rubens dans les années qui suivent immédiatement son retour altalie. Ce tableau fut exécuté pour la maison où professe des Jésuites, à Anvers.Dans l'annonciation ci-desus exposée, de puissantes silhouettes sont peintes au premier plan devant le spectateur. La lumière modèle les corps et répand sur la vierge et l'Ange une forte lueur. Le thème est présenté avec une intensité dramatique; les deux personnages se touchent presque; Maris éffrayée, à un mouvement de recul devant l'Ange qui s'approche.