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Pétrus Paulus Rubens peintre et diplomate auprès des Cours d'Europe |
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| En bref Pierre Paul Rubens peintre et diplomate auprès des Cours d'Europe Pierre Paul Rubens, celui qu'on appela "le peintre des Rois et le Roi des peintres", fut l'une des figures les plus étonnantes et les plus complexes de l'histoire de art.? Ce fut un époux et un père de famille modèle; un peintre de cour et un diplomate qui fut fait chevalier par le Roi Charles 1er d'Angleterre; un amateur et un collectionneur d'oeuvres d'art, un archéologue et un érudit. Il se mouvait à l'aise dans les plus hautes sphères aristocratiques d'Europe, mais il était par ailleurs profondément attaché à sa terre flamande.Rois et reines, cours et cathédrales faisaient pleuvoir sur lui des commandes que lui et ses assistants -parmi lesquels le grand Van Dyck exécutaient avec une habileté et une imagination fantastiques.Il devint une sorte d'usine d'art opérant à un niveau si élevé que ses produits font partie du trésor des grandes collections mondiales.
Rubens une énigme de l'histoire de la peinture: les interrogations et les perplexités
La gravure aussi laisse planer son lot de mystères. Elle constitua un grand moyen de diffusion de l'art du maître flamand. Il faisait un dessin détaillé du tableau qui servait de prototype au graveur et surveillait personnellement sa transcription sur la plaque de cuivre. Puis il retouchait les épreuves et se garantissait dans tous les pays d'Europe occidentale des risques d'imitation ou de faux. Reste enfin à situer la place de ce peintre dans
l'histoire de la peinture: comme le dernier « grand » de la Renaissance ou
comme le premier baroque moderne, libérateur malgré lui de tous les
individualismes picturaux qui suivirent – ou peut-être bien les deux à la
fois –, grand dans la perfection même de son Peintre de la Renaissance C'est sans nul doute son long séjour en Italie de
1600 à 1608, un moment décisif
dans sa formation artistique, au cours de laquelle il rencontrera Caravage
et Elsheimer à Rome et obtiendra des commandes importants auprès des
Grands, notamment l’archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas, pour lequel
il décorera la chapelle Sainte-Hélène de l’église Santa Croce in
Gerusalemme à Rome, en 1602, et surtout les Gonzague à Mantoue dont il Peintre du baroque moderne
Rubens collectionneur Rubens à Sir Dudley Carleton (Ambassadeur d'Angleterre aux Pays-Bas).Anvers, 17 mars 1618. » Ayant entendu vanter par plusieurs personnes la rareté des antiquités collectionnées par Votre Excellence, j'ai le plus vif désir de les voir... Votre Excellence a exprimé à M. Gage son désir d'échanger quelques marbres contre des peintures de ma main. J'aime beaucoup les antiquités et je suis prêt à accepter toute offre raisonnable ». Anvers, 28 avril 1618. » Votre Excellence peut être assurée que je fixerai le prix de mes tableaux comme si je les vendais contre argent comptant. J'ai pour le moment chez moi un choix de mes meilleures toiles ; en particulier, quelques-unes que j'avais gardées pour mon propre plaisir, et d'autres que j'ai rachetées plus cher que je ne les avais vendues ». Sir Dudley Carleton à Rubens, La Haye, 7 mai 1618. « J'ai reçu avant-hier votre lettre qui m'a fait grand plaisir... au sujet de mes marbres ; j'ai examiné aussitôt la liste de vos peintures que vous y avez jointe et j'ai fait mon choix... Je serais très heureux si vous vouliez bien prendre la peine de venir ici avant de terminer l'échange, afin que vous n'achetiez pas, comme on dit, chat en poche ; mais si vos affaires ne le permettent pas... vous pouvez compter trouver dans ma collection de marbres, les statues les plus précieuses in hoc génère, que ni prince ni particulier ne peut posséder de ce côté des montagnes. Mais pour un homme comme moi, que sa situation oblige à se déplacer constamment, une collection si lourde est assez embarrassante... Les goûts changent parfois; depuis quelque temps je préfère les tableaux aux statues, surtout lorsque les peintures sont de M.Rubens>>.
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Notes biographiques 1577Pierre-Paul Rubens naît de parents flamands,le 28 juin, à Siegen, en Westphalie.1598Il est accepté en qualité de maître dans la corporation des peintres de Saint Luc, à Anvers.1600-1608 Voyages en Italie et en Espagne ; le peintre travaille principalement à Mantoue, à Rome et à Gênes.1608-1609 Il se fixe à Anvers. Nommé peintre de la cour, il épouse Isabelle Brant.1610-1620 Commandes importantes pour les églises d'Anvers. 1622-1625 Il décore le palais du Luxembourg, à Paris. 1626 Isabelle meurt, laissant deux fils, Albert et Nicolas. Rubens vend sa collection artistique au Duc de Buckingham 1628-1630 Missions diplomatiques en Espagne et en Angleterre où Charles l" lui confère le titre de Chevalier1630 Il épouse Hélène Fourment qui a seize ans, et lui donnera cinq enfants.1635 Il exécute des travaux de décoration à Londres et à Anvers - achète le château de Steen 1636-1639 Il décore le Torre de la Parada, près de Madrid,et d'autres résidences du roi Philippe IV 1640 Meurt le 30 mai à anvers Un peu d'histoire La maison de Bourgogne L'essor de la peinture flamande a été déterminée en partie par la défaite française d'Azincourt qui en 1415, décimant la noblesse, réduit le nombre de mécènes, mais surtout par l'avènement de Philippe le Bon. Dès 1419, la maison de Bourgogne a son centre en Flandre, et sa puissance se fonde solide contre la France et contre l'Angleterre. Le comté de Flandre se subordonne peu à peu le Hainaut, le Brabant, le Namurois, la Hollande, les pays du Nord de la France. Il s'organise en état centralisé; il a une cour fastueuse. Les villes industrielles et commerçantes, Bruxelles, Gand, Louvain, Tournai, Bruges surtout, le premier comptoir d'argent de l'Europe, connaissent une prospérité économique qui fait des Pays-Bas une des plus riches contrées d'Occident, un « paradis terrestre », comme l'écrit le chroniqueur Commynes. Des fortunes colossales se constituent, celle du banquier italien Tommaso Portinari, celle du chancelier Nicolas Rolin. De riches mécènes à la cour et dans la bourgeoisie urbaine favorisent alors les arts et font comprendre que dans cette grande prospérité et pendant de longues années de paix relative, la peinture ait pu trouver le climat propice à un extraordinaire développement. La rupture des pays bas et de la Flandre Elle naît, au début du XVIIe siècle, après les longues luttes religieuses et politiques qui, séparant de celles du Sud les régions du Nord, ont abouti à la création d'une République des Provinces Unies. Alors se discerne un art national autonome, et les artistes en eurent conscience, ainsi qu'il apparaît dans deux tableaux d'Adrien Van de Venne, chantés par le poète Corneille de Bie et peints en 1614 et 1616. La Pêche des âmes (Amsterdam) évoque la rupture décisive. Un fleuve sépare deux mondes. Une barque bien gréée, montée par des moines et observée par les Flamands massés sur une rive, ne fait aucune prise. Une autre, applaudie sur la rive opposée par les Hollandais, barque pauvre et nue, voit s'amasser autour d'elle les naufragés. Elle les accueille, elle les sauve. Le divorce est consommé entre deux pays, et à deux conceptions de la vie vont correspondre deux conceptions de l'art, pour le triomphe des pays du Nord. La Trêve de Douze ans (Louvre) célèbre la fructueuse concorde de 1609. La République des Provinces-Unies, belle dame en robe blanche brodée d'or, donne la main à un Flamand vêtu de satin bleu. Amour les précède entouré de colombes. On repousse les armes, la Haine, l'Envie. On met en évidence les plaisirs de la paix, et, dans le cadre d'un beau paysage, une foule heureuse s'avance, prête à construire un univers neuf. La Hollande protestante et indépendante dont la paix de Munster en 1648 consacrera le triomphe, se connaît déjà comme un grand pays que les peintres vont illustrer pour l'étonnement du monde entier. Rubens, le flamand, peintre et diplomate auprès des Cours d'Europe
Reçu par toutes les Cours d'Europe
Personnage très en vue
auquel la commande de Marie de Médicis apporte une éclatante consécration
(Rubens se rendra trois fois à Paris entre 1622 et 1625), anobli par le
roi d’Espagne en 1624 et devenant gentilhomme de la cour de l’infante
Isabelle en 1627,. , le peintre se voit même confier à partir de 1623
plusieurs missions diplomatiques pour le compte de la régente des Pays-Bas
du Sud dont il devient l’un des plus influents conseillers Les activités
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Prince de la
peinture, « phare » baudelairien
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