La descente de la croix de Rogier Van der Weyden

La descente de la croix de Rogier Van der Weyden
Oeuvre grandiose chef-d'oeuvre de la sensibilité de tous les temps

 

 

 

 

 

 

 

Ce tableau de 2mètres 30 de hauteur et 3mètres 20 de largeur en bois est la partie centrale d'un triptyque dont les volets sont perdus.Il est exposé au monastère de St Laurent à l'Escurial dans la salle capitulaire priorale près de Madrid.

 

Oeuvre grandiose par l'intensité de l'expression, la vie, la puissance et l'ampleur de ses personnages . Sans contexte le chef-d'oeuvre de Rogier Van der Weyden  et l'un des chefs-d'oeuvre de la sensibilité de tous les temps  écrit Édouard Michel

 

 

 

 

La scène illustre les versets  consacrés par les évangélistes , aux évènements qui ont suivi la mort du Christ. Mathieu, Marc et Luc  nous disent que Joseph d'Arimathie , qui était en secret un disciple du Christ, obtint de Pilate l'autorisation de reprendre le corps du Christ; qu'il le descendit de la croix, l'enveloppa dans un linceul blanc et que les saintes femmes se tenaient à quelque distance. Jean nous apprend en plus que Nicodème vint aussi avec un mélange d'environ cent livres de Myrrhe et d'aloès et que lui et Joseph d'Arimathie  prirent le corps du Christ et le déposèrent dans le sépulcre.

 

 

 

 

 

La scène  a dit Ernest Verlant "est plus près du coeur de l'humanité que tout ce que l'on avait fait  jusqu'alors dans l'école flamande "le miracle c'est que le drame intérieur est partout perceptible , sans nuire cependant à l'harmonie , au calme de l'ensemble. La douleur au  paroxysme ne va nulle part vers la gesticulation  et l'outrance."

 

 

 

Tandis que Simon le Cyrénéen, jeune homme en blanc, monté sur l'échelle, vient de détacher le bras gauche du Christ, Joseph d'Arimathie, âgé et barbu, une calotte violette sur la tête, en tunique,  bas rouges et manteau noir, est debout au pied de la croix, maintenant sous les aisselles le corps du Christ, qu'il a reçu sur un drap blanc. Plus à droite, Nicodème vêtu d'un riche manteau  de brocart lilas et or et  coiffé d'un large chaperon noir, supporte à deux mains les cuisses et les jambes du cadavre. Plus encore, à droite, Marie Madeleine, vue de profil , en corsage gris -vert à manches rouges et jupe gris vert bronze s'incline vers les pieds du Christ, et se tort les mains de désespoir. Entre elle et Nicodème, un peu en arrière, un homme barbu portant une flacon de parfum.

A la gauche , la Sainte Vierge en robe bleue et coiffe blanche, défaille soutenue par Jean l'évangéliste en rouge. Marie Salomé en robe de couleur terre verte est de face tandis que Marie Cléophas, vue de profil s'essuie les yeux

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Van Der Weyden-Joseph d'Arimathie

Rogier Van der weydenn- Marie Salomé

Rogier Van der weydenn-Nicodème-Marie Madeleine

Rogier Van der weyden- Jean , Marie Salomé, Marie Cléophas, la Vierge Marie

Rogier Van der weyden-visage de Jean

Rogier Van der weyden- Vierge Marie

Une peinture comme celle-ci dépasse, et de très loin, la beauté purement plastique qui est son langage  et son truchement: par elle-même elle est  une affirmation et une profession de foi dans la grandeur humaine. Voyez, par exemple, avec quelle force et quelle clarté est exprimée la liaison , l'unité de  ce groupe de parents et d'amis , frappés par une même catastrophe, mais voyez en même temps comme  l'individualité subsiste , chacun traduisant son immense chagrin, suivant son tempérament, et le caractère de son affection, depuis l'effondrement de la Mère jusqu'à la noble maîtrise  d'un Joseph d'Arimathie, si profondément touché cependant.Voyez le chagrin tout mesuré de Jean, l'apôtre favori du Christ.. Autour de ce grand cadavre blanc au centre du tableau si lumineux toutes ces douleurs se  pressent.